Saint-Orens en Lavedan

Le site des Amis du Prieuré de Saint-Orens en Lavedan

Saint-Orens en Lavedan

CHAPITRES :

saint-orens-en Lavedan lithographiée en 1833 par Joséphine Sarazin de Belmont

Histoire du monastère de Saint-Orens-en-Lavedan

 Saint Orens, un ermite devenu évêque

Histoire de la redécouverte de Saint-Orens en Lavedan

Les fouilles archéologiques (à venir)

Documents d'archives (à venir)

Bibliographie

 

 

 

Joséphine Sarazin de Belmont, 1833,

"monastère de Saint-Orens, Gorge de l'Isaby, Vallée d'Argellès" (lithographie noir et blanc)

 


Vue du prieuré sur fond de montagne

 

Histoire du monastère de Saint-Orens-en-Lavedan

(d'après N. et B. Pousthomis)

FONDATION OU RETABLISSEMENT PAR LA COMTESSE DE BIGORRE VERS 900

Aucun texte ne renseigne sur la date de fondation, ni sur le nom des fondateurs de Saint-Orens.
La première charte connue est une donation de la comtesse de Bigorre, Faquile. Cette donation, datée des environs de 900, prouve que le monastère de Saint-Orens existait déjà à cette époque:

la nature des biens concédés - élémentaires pour la vie d’une communauté monastique - semble montrer
une fondation récente, à moins qu’il ne s’agisse d’une restauration.

Quelque temps plus tard, cette même comtesse fait procéder à une enquête sur les biens du prieuré auxquels elle ajoute encore une vigne, deux champs  et un domaine rural avec ses serfs.

La comtesse donne au monastère de Saint-Orens, pour le salut de son âme, quelques-uns des biens qu’elle possède en Lavedan, à savoir trois terres et une vigne, une grange à  foin et  des  maisons,  six juments et un cheval, un âne, vingt  vaches  et  leurs  veaux, deux  taureaux, des brebis, quatre bœufs et porcs, auxquels elle ajoute sept livres, des habits liturgiques pour chanter la messe (aubes, pluviales ou  chapes, étoles,  manipules …), trois  calices  et  leurs patènes, ainsi qu’un cellier et des cruches, des chaudières et une poêle, des tonneaux …carte des possessions de l'abbaye Saint-Orens en Lavedan

 

 

LES POSSESSIONS DE SAINT-ORENS

Au Xe siècle, les droits et possessions de Saint-Orens se concentrent en Davantaygue, sur la rive droite du gave de Pau, entre Boo-Silhen et Villelongue et sur les versants en arrière de l’abbaye; quelques biens autour de Sers (en vallée de Barèges) lui donnent le contrôle de la voie conduisant au port de Gavarnie et là vers l’Ebre et vers Saragosse.

Par la suite, les vicomtes de Lavedan ont pris le relais des comtes de Bigorre pour soutenir les abbayes de leur protection et de leurs libéralités.
 
Mais grâce à sa situation  géographique
et à l’action d’abbés entreprenants, Saint-Savin semble accaparer l’attention de féodaux et concurrencer fortement l’abbaye de Saint-Orens.

En orange, les possessions de Saint-Orens vers 900. En gris, les possessions de Saint-Savin avant Xe siècle, en jaune possession acquise vers 945.

 

 

LA PÉRIODE DE PROSPÉRITÉ: XIe - XIIIe SIÈCLES

Vers 1064, ce petit monastère bénédictin est affilié à l'ordre de Cluny.

Il connaît sa pleine période de prospérité entre le XIe et le XIIIe siècles. C'est durant cette longue période qu'ont été construits l'église abbatiale, le cloître et ses parties attenantes, cellules de moines et réfectoire.

 

LE PRIEURE ET LA VIE LOCALEparchemin Saint-Orens en Lavedan

Le prieuré et les moines participent à la vie locale ; ils sont même présents aux assemblées villageoises, que le prieur peut convoquer, lors de la rédaction de testaments, contrats de mariage, actes de vente et d’achats.

Obit de 1586 à l'abbaye de Saint-Orens en Lavedan (donation pour la célébration de messes du défunt)  - (Archives départementales des Hautes-Pyrénées)

 

Le XIIIe siècle marque le début du déclin, dû essentiellement à l'attrait qu'exerce alors pour les donateurs et les pèlerins l'abbaye toute proche de Saint-Savin, d'accès plus facile sur le chemin menant à la vallée de Barèges. Saint-Orens continue de vivre de ses dépendances, villages et terres situés dans ses alentours.

vallée où se trouve Saint-Orens 

La vallée de l'Isaby, et le prieuré (au centre de la photo) dans son site.


DROITS DE SEPULTURE EN LAVEDANparchemin de droit de sepulture

En 1458, un accord entre le prieur et les habitants d’Artalens et Saint-Andreih (Saint-André) fixe à 9 pains et 9 chandelles,  les droits de sépulture à payer au prieuré.

D’après un remembrement de 1763 qui reprend certainement des accords antérieurs, les habitants d’Ortiac, Villelongue, Artalens et Saint Andreih ont leur sépulture dans le cloître ou l’église du prieuré, contre une redevance de 22 sols et demi, dans le cimetière du prieuré contre 9 sols jacqués.


Parchemin conservé aux archives départementales des Hautes-Pyrénées

Ces droits de sépulture sont dûs même si les habitants se font inhumer dans l’église ou le cimetière de leur village.
Mais ils peuvent payer ces droits en nature sous la forme d’une «  couverte non rompue, ni percée, deux linceuls non rompus, une capsère garnie de plumes et un matelas de laine d’une qualité pareille à ceux dont ils usent »

 

DU LENT DÉCLIN À L'ABANDON AVANT LA RÉVOLUTION

A la suite du Concordat de 1515, le prieuré est mis en commende, ce qui signifie que le prieur n'est plus tenu de vivre sur place, et ne fait que retirer les bénéfices du monastère. Dès lors, les bâtiments ne sont plus entretenus et se ruinent.

La fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle marquent une brève renaissance. Des travaux importants de construction et de restauration sont entrepris.

 

EVOLUTION DU BÂTI À SAINT-ORENS

1- Haut Moyen Age Xe- XIe siècles                                  

2- Moyen Age XIIe - XVe siècles (parties anciennes subsistantes)

3- Epoque moderne XVIe - XVIIIe siècles (en violet parties anciennes subsistantes)

4- Époque contemporaine de la Révolution à nos jours (en violet parties anciennes subsistantes très ruinées)

plans reconstituant l'évolution du bâti de Saint-Orens

          1                                            2                                        3                                        4

 

 

Aux environs de 1720, les trois derniers moines qui n'ont plus les moyens d'entretenir le prieuré l'abandonnent. Le mobilier et les objets précieux sont descendus à l'église de Villelongue en 1786, lorsque l'église est déconsacrée. Vendu comme bien national à la Révolution, l'ensemble des bâtiments constitue une carrière de choix pour la construction des granges environnantes. Deux granges sont construites sur le site même, partagé entre deux propriétaires. La propriété est aujourd'hui encore scindé en deux parties distinctes.

retable baroque 

 

 

Retable baroque à

l'église danges baroquese Villelongue. 

 


 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE XIXe SIÈCLE

Photo montrant Saint-Orens en 1891: les granges et les estives sont bien entretenues. Beaucoup de murs du monastère sont encore debout, comme ceux accolés à la façade. Les baies de la façade ont disparu (comparer avec le dessin ci-dessous)

saint-orens-en Lavedan, carte postale, 1891

dessin saint-Orens

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Dessin du XIXe siècle.

Vue du chevet avant écroulement du transept en 1913

 

 

 

 

Vue du chevet de l'église avant l'écroulement de la croisée

du transept qui eut lieu en 1913.

 

 

 

 

LE XXe SIÈCLE

En 1973, une association à but non lucratif est créée, la Société d'Études des Sept Vallées, afin d'étudier le site par la fouille archéologique et d'en sauver les derniers vestiges.

En 2008, une autre association prend le relais pour assurer la continuité de sa sauvegarde et de sa conservation, les Amis du Prieuré de Saint-Orens en Lavedan.

 

Aujourd'hui, vue de la façade occidentale depuis l'intérieur de l'église (© Fabien Hughes) :

façade ouest de Saint-Orens en Lavedan

 

 

 

Saint Orens, un ermite devenu évêque

haut de la page

D'origine espagnole, saint Orens naquit (à Huesca ?) dans la deuxième moitié du IVe siècle et était issu d'un milieu aisé. Selon certaines sources, son père était gouverneur d'Urgel (Bollandistes, 1888). A cette époque, les troubles dus aux invasions barbares dans l'Empire romain avaient eu pour conséquence des pressions fortes sur les dignitaires romains et les citoyens romains, dont faisait partie la famille d'Orens (comme le suggère l’historien Sarreméjean, voir bibliographie). Il quitta sa terre et ses proches pour s'établir en ermite au-dessus de Villelongue, dans la vallée du Lavedan.

La réputation d'Orens sera telle qu'une délégation d'Auch viendra la chercher pour remplacer Ursinien au siège épiscopal d'Auch. En effet, nous disent les Bollandistes, « la réputation de sa sainteté et le bruit des miracles qui la signalaient, se répandirent bientôt de toutes parts : on vit les peuples accourir en foule vers le lieu de sa retraite. Ils ne venaient chercher qu’un remède à leurs infirmités, et ils trouvaient dans les prières et les avis charitables su serviteur de Dieu la santé de leur âme avec celle de leur corps. ». Dans un premier temps, il refusa la demande des Auscitains, puis après avoir prié le Saint Esprit, accepta finalement, car le signe qu'il demandait se produisit: le bâton de bois sec qu'il tenait entre ses mains se couvrit soudain de fleurs. Il quitta donc le Lavedan et devint évêque d'Auch vers 410. Auch était à cette époque capitale administrative de la Novempopulanie et siège de l’archevêché, et en proie aux invasions barbares ravageuses.

On lui attribue la délivrance de Toulouse en 438, capitale du royaume des Wisigoths depuis 410, alors assiégée par les Romains sous le commandement de Litorius. A la demande du roi des Goths, qui désirait résoudre pacifiquement le siège, saint Orens fut envoyé avec une délégation d’ambassadeurs au-devant de Litorius, qui resta sourd à leur demande.  Alors, ses prières répétées provoquèrent un épais nuage entourant le général romain et son armée, soudain désorientés. Le site de la bataille, Gameville, vit bientôt s’élever une église dédiée à saint Orens.

Saint Orens mourut à Auch, et ses reliques furent par la suite partagées entre Auch, Huesca et le monastère du Lavedan.

 

buste reliquaire de saint Orens, de style baroqueBuste reliquaire de saint Orens, de style baroque

 

 

Histoire de la redécouverte de Saint-Orens en Lavedan

Le site devint au XIXe siècle une ruine romantique sur fond de cimes abruptes qui inspira quelques artistes assez aventureux pour sortir des sentiers battus des Pyrénées à la mode. Joséphine Sarazin de Belmont en tira une belle vue, depuis le ruisseau de l’Isaby, en contrebas (voir illustration en haut de la page). Le célèbre architecte du néo-médiéval, alors jeune homme en voyage, Eugène Viollet-le-Duc, s’arrêtera un instant pour peindre une aquarelle des cimes depuis l’église en ruine. Quelques photographes laisseront aussi des traces précieuses à la fin du XIXe siècle et au tout début du XXe. En 1913, l’instituteur de Villelongue, Sarreméjean, fera d’actives recherches et publiera un livre très complet sur le monastère (voir bibliographie). Mais ce n’est qu’en 1973 qu’une poignée de personnes, émus de l’état de délabrement dans lequel tombe peu à peu le monument, s’unit pour le remettre en valeur. Témoin non seulement de 1000 ans d’histoire de la vallée car ses possessions allaient d’Artalens à Villelongue, dans la vallée de Davantaygues, mais aussi du fleurissement de l’art roman dans ces vallées de montagne reculées des Pyrénées, le monastère, nécropole des villageois pendant de nombreux siècles, ne pouvait être abandonné à l’oubli.

C’est contre ce travail de la nature, et parfois aussi un peu de l’homme, qui ne peut s’empêcher de chaparder une belle pierre, bien taillée, avec parfois une décoration, que la Société d’Etudes des Sept Vallées (SESV) avait décidé de lutter, lorsqu’elle fut fondée en 1974.

Quelques dates permettent de poser les jalons du travail de restauration et de remise en valeur du monastère, considéré aujourd’hui comme un haut lieu du patrimoine pyrénéen, à l’instar de Saint-Savin en Lavedan et de l’abbaye de l’Escaladieu. 

Le long travail de remise en valeur a été initié dans l’hiver 1973 par 1er  Régiment de hussards parachutistes de Tarbes, qui entreprit le travail colossal de déblayer les ruines de l’église, enfouie sous plus de 1200 mètres cubes de terre et déblais

(photo ci-contre).les déblais en cours d'enlèvement dans la nef de l'église

Au cours des six mois de travaux, les trois fenêtres de l’abside centrale étaient restaurées, ainsi que la porte latérale de la nef, côté ravin, et le mur-campanile consolidé. L’entreprise qui suivit, plus minutieuse, s’attacha à fouiller archéologiquement à partir du sol d’origine du XVIIIe siècle, sous la conduite de Jean-Michel Launay, Bernard et Nelly Pousthomis, Jean-Pierre Bove, Dominique Bruneau et Frédéric Vidaillet. En 1979, un gros travail de restauration du chevet fut réalisé, suivi quelques années plus tard de l’achat d’une partie de l’abbaye par la SESV et, en 1983, du classement du chevet au titre des Monuments Historiques. La nef sera plus tard inscrite à l’Inventaire Supplémentaire.

En 2008, une poignée de volontaires décide de continuer l’œuvre initiée par la Société des Sept Vallées. Il s’avère vite nécessaire de se constituer en un cadre juridique permettant de poursuivre l’œuvre de sauvetage et de conservation  que demande un tel monument. L’association pour le Sauvetage et la Conservation de l’abbaye Saint-Orens en Lavedan (devenue par la suite « Les Amis du Prieuré de Saint-Orens en Lavedan ») présente un cadre privilégié, ayant la souplesse requise pour ce genre d’action. La même mission de conservation des ruines reste au cœur de ses préoccupations.

Aujourd’hui, malgré les efforts renouvelés depuis plus de 30 ans pour préserver ce haut lieu du patrimoine pyrénéen, la forêt a envahi les abords, les champs sont couverts de hêtres et de noisetiers, les anciens sentiers ne se lisent plus, et le monastère étouffe dans sa gangue végétale.

Les travaux de recherche historique ont permis d’appréhender le site dans son ensemble et d’en dater les éléments, l’église bien sûr qui date des XIe et XIIe siècles, mais aussi la porterie, les restes du réfectoire ou du dortoir, les fondations du cloître, aujourd’hui détruit, (XIIe – XIIIe siècle), une chapelle votive et une fontaine du XVIIe siècle, et enfin, les ruines de deux granges construites avec les pierres du monastère, au XVIIIe siècle.  Chacune de ces constructions marque une étape dans l’occupation du site, et chacune mérite d’être conservée à la façon d’une ligne d’écriture dans la lecture globale du site.

 

Les fouilles archéologiques

haut de la page

fouilles archéologiques dnas la nef de l'église du prieuré de Saint-Orens en LavedanLa nef en cours de fouille dans les années 1970. Au premier plan, des sarcophages.

 

Bibliographie

 

  • Travaux et articles scientifiques (par date)

1847            Gustave BASCLE DE LAGREZE, Pèlerinage à Saint-Orens de Lavedan, Pau, 1847, 32p, in 8°.

1900            Alphonse BRANET, « Le prieuré de Saint-Orens de Lavedan », dans Bulletin de la Société Archéologique du Gers, Auch, 1ère année, 1900, p. 15-17. Article intéressant pour l’église.

1902            Louis BELLANGER, Etude sur le poème d’Orientius, Paris, A. Fontemoing, Toulouse, Privat, 1902, VIII + 352 p., 22,5 cm. (Thèse Lettres, Paris, 1902). Cet ouvrage concerne l’auteur du commonitorium et saint Orens.

1903            Louis BELLANGER, « Recherches sur saint Orens, évêque d’Auch », dans Bulletin de la Société Archéologique du Gers, Auch, 3e année, 1903, p. 86-97 et 134-141 ; cet article est accompagné de deux photographies, et la note 3 p.140 concerne l’église.

1913            SARREMÉJEAN, étude sur le monastère et la seigneurie de Saint-Orens, Tarbes, 1913, 116 p., 1 ill., 12 x 18,5 cm. Il s’agit de l’ouvrage le plus complet sur le prieuré. L’auteur, instituteur à Villelongue a eu recours à des archives privées et à des archives communales qui ont disparu. Cette étude est essentiellement historique.

1914            SARREMÉJEAN, Répercussion de la Révolution à Villelongue et dans la Haute Vallée d’Argelès, Tarbes, Lesbordes, 1914, 156 p., 12 x 18 cm.

1936            Gaston BALENCIE et Raymond RITTER, De Lourdes à Gavarnie, Toulouse, Paris, 1936, 291 p., ill., 18 x 12 cm.- Saint-Orens p. 138-143 ;

1954            Elie LAMBERT, « Les anciennes abbayes bénédictines de Bigorre et la cathédrale de Tarbes », dans Mémoires de la Société Nationale des Antiquaires de France, 9e série, tome III, recueil publié à l’occasion du cent cinquantenaire de la Société Nationale des Antiquaires de France (1804-1954), Paris, 1954, p. 171-179 ; et dans :

1955            Elie LAMBERT, Abbayes et cathédrales du Sud-Ouest, Toulouse, 1958, 291 p., in 4°, chapitre IV, p. 59-67.

1955            Jean-Louis FLECNIAKOSKA, « Du transfert des reliques de saint Orens, archevêque d’Auch à Huesca et des fêtes qui y furent données en l’année 1609 », dans Bulletin de la Société Archéologique du Gers, 1955, tome LVI, p. 131-147.

1969            Victor ALLEGRE [en collaboration avec Marcel DURLIAT], Pyrénées Romanes, La Pierre-Qui-Vire, 1969, collection Zodiaque, 375,p. 164, ill., 16 plans, (Nuit des Temps, 30).- Saint-Orens p. 224 (notice) ;

1974            Jacques LONGUÉ, « A Saint-Orens en Lavedan ou les hussards au couvent », Pyrénées, 1974, n° 98, pp. 109 à 112.

1976            Jacques GARDELLES, “Hautes-Pyrénées”, note sur l’abbaye de Saint-Orens de Lavedan, dans la rubrique actualité, dans Bulletin Monumental, Paris, 1976, tome 134, fasc. 1, p. 60. Cette note signale le dégagement de l’église par le premier régiment de Hussards Parachutistes de Tarbes en 1973 et 1974.

1976            N. et B. POUSTHOMIS, « Fouilles de Saint-Orens », Bulletin de la Société Ramond, 1976.

1975-77            Nelly POUSTHOMIS-DALLE, « l’abbatiale de Saint-Orens en Lavedan et sa place dans l’art roman », mémoire de maîtrise sous la direction de Marcel Durliat, Université Toulouse-le-Mirail. Travail universitaire très complet jusqu’à 1977,tant sur le plan historique qu'archéologique. Ouvrage, hélas, non encore publié.

1977            N. et B. POUSTHOMIS, « Le prieuré de Saint-Orens », Lavedan et Pays Toy, Argelès-Gazost, 1977, p. 26-49.

1978            Nelly POUSTHOMIS-DALLE, « Nouvelles recherches sur Saint-Orens en Lavedan », dans Tarbes et la Bigorre, Congrès des Fédérations des Sociétés Savantes Languedoc-Pyrénées-Gascogne, 1978.

1978            Bernard POUSTHOMIS, Georges SAVÈS, « Découvertes s’une monnaie béarnaise d’imitation au prieuré de Saint-Orens en Lavedan (Hautes-Pyrénées), dans Revue de Comminges, 1er trimestre, 1978.

1979            Bernard POUSTHOMIS, « Céramiques vernissées découvertes au prieuré de Saint-Orens en Lavedan (Hautes-Pyrénées), Revue de Comminges, 2e trimestre 1979.

1979            Georges SAVÈS, « Les monnaies trouvées à Saint-Orens en Lavedan », Revue de Comminges, 2e trimestre 1979.

1982            Bernard POUSTHOMIS, « Sépultures et rites funéraires au prieuré de Saint-Orens de Lavedan », Revue de Comminges, 1982 (3e trimestre), pp. 369-391. Compte rendu rigoureux des travaux de fouilles menés de 1977 à 1980 avec photographies, croquis et plans très précis. Etude de trente-trois sépultures conduisant à émettre l'hypothèse de feux rituels  associés  à  des  sépultures  pour le  haut  Moyen  âge,  à confirmer le rôle paroissial que jouait le prieuré au Moyen âge et à révéler pour la première fois dans les Hautes-Pyrénées le rite original du dépôt ou du jet de monnaies sur le cercueil au  XVIIe siècle.

1983            Bernard POUSTHOMIS, « Villelongue : des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle au prieuré de Saint-Orens-de-Lavedan », Archéologie du Midi médiéval, 1983 (tome 1), pp. 142-143.

1983           Bernard POUSTHOMIS, « Découverte d'un fragment de croix gemmée au prieuré de Saint-Orens-de-Lavedan », dans  Archéologie du Midi médiéval, 1, 1983, p. 143-145 : Ill.

1990            Nelly POUSTHOMIS,  « Le prieuré de Saint-Orens en Lavedan », dans Archéologie et vie quotidienne aux XIIIe et XIV siècles en Midi-Pyrénées, catalogue d’exposition au Musée des Augustins, Toulouse, 1990, p.109-111

2002            Robert LACRAMPE, « Le prieuré de Saint-Orens de Lavedan, d’après les actes notariés, du Moyen Age finissant à l’aube des temps modernes », Lavedan et Pays Toy, Argelès-Gazost, tome XXIV, 2002, p. 55-64.

2011            Laure LATANNE-BEY, « Le monastère de Saint-Orens en Lavedan, histoire d’un sauvetage au long cours », dans Pyrénées, n°246, avril 2011, p. 67-78.

 

De nombreux articles de presse ont permis de prolonger les actions des associations et des bénévoles pour la protection et la sauvegarde du monastère de Saint-Orens en Lavedan, voici quelques références:

23 août 1967, dans La Nouvelle République, Jacques Longué, « Saint-Orens : la vieille abbaye n’en finit pas de mourir dans les fougères ».

15 juillet 1979, dans l’Écho de Bigorre, non signé, « Découverte au prieuré de Saint-Orens en Lavedan ».

14 mai 1980, La Dépêche du Midi, René Chirent, « L’invisible flamme de l’esprit brûle toujours à Saint-Orens en Lavedan ».